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Oeil
Une puissance supposée accordée sur une
personne par lequel son regard apporte la maladie, la mauvaise chance, la
calamité ou la mort.
Dans
la sorcellerie et
la magie noire on lui dit que certains individus ont la
puissance de mouler
le mal orthographie ou projeter la pensée mauvaise forme
simplement en regardant une autre personne. L'idée de cette puissance
mauvaise est pratiquement universelle, et là existe en pratiquement chaque
langue une limite comparable le boser Blick en allemand, malocchio en
italien, mauvais voilent en français; et du fascinum latin, qui a été à
l'origine associé à l'idée de lier, est dérivé l'anglais 'fascinent ', qui
a été à l'origine relié à des idées telles que l'attache au moyen de
puissances ou pacte diaboliques.
Le fait de l'oeil mauvais a provoqué de
nombreux dispositifs protecteurs contre lui. Ceux-ci incorporent un
éventail de signes et d'amulets
magiques , de surfaces
r3fléchissantes, et, en particulier, d'un certain nombre d'obscene ou de
figures et d'amulets
phallic qui sont prévus pour écarter
le mal tel que le corno, un klaxon incurvé, et le geste particulier
impliquant une main serrée du pouce coincé par les doigts moyens et
quatrièmes. Des images des yeux sont également employées pour éviter le
mal (
voir l'oeil du horus ), en
raison
de la magie sympathique , et plusieurs des gemmes et des
symboles plus antiques sont conçus à cet effet.
l'œil bleu qui protège du mauvais œil
De tous les symboles frappants qui font la spécificité socioculturelle de
la société turque, le fameux œil en verre, petite perle prisée par les
Turcs pour conjurer le mauvais œil, reste la manifestation, par
excellence, de l'ancrage de la superstition dans la culture populaire de
ce grand et mythique pays qu'est la Turquie.
Objet fétiche de larges couches de la population, comme on l'appelle en
turc, est une représentation de l'œil destinée, selon la croyance
ancestrale anatolienne, à chasser, faire face et déjouer les malheurs que
peut répandre le mauvais œil.
Dessiné ou incrusté sur du verre bleu foncé et peint en blanc et jaune,
l'œil de verre prend diverses formes, allant du petit objet suspendu aux
porte-clés, aux grands tableaux décoratifs, en passant par des formes de
pins et de médaillons qui ornementent portes de maisons, accès de bureaux
et autres lieux de travail. L'amulette, généralement associée à
l'expression turque est ostensiblement exhibée à l'intérieur des locaux
administratifs et de services, en particulier les banques, comme on la
trouve suspendue aux rétroviseurs des taxis, autobus et de la majorité des
véhicules de particuliers.
Dans une société où le pouvoir du mauvais œil est communément reconnu et
craint par tous, dans la vie quotidienne, s'est attribué, sans conteste,
le rôle et la fonction de protéger à la fois les biens et les personnes.
Dans la croyance populaire anatolienne, le regard associé à trop de
compliments ou de flatteries, finit par prendre la forme de la jalousie et
avoir un effet négatif qui se répercute aussi bien sur la personne que sur
les biens ou les objets.
C'est la raison pour laquelle presque toutes les mamans turques attachent,
avec une épingle à nourrice, le fameux œil bleu sur les vêtements de leurs
bébés. est certes la manifestation la plus ostentatoire de la superstition
des Turcs, mais la culture et la croyance populaires anatoliennes
regorgent de coutumes, us et pratiques transmises de génération en
génération et qui influent, encore aujourd'hui, sur les comportements et
actes quotidiens de la quasi-totalité de la population.
Parmi les croyances et pratiques courantes de superstition largement
répandues en Turquie, figurent également celles relatives aux mausolées,
cimetières et lieux saints, au corps humain, aux animaux, aux objets, aux
végétations, aux astres et aux jours de la semaine. Ainsi, en Turquie, il
n'est pas bon signe d'indiquer du doigt un cimetière, ceux qui le feront
auront les doigts secs, comme il n'est pas bon signe de se coucher avec
ses chaussettes près de sa tête, la personne qui le fera mourra très
prochainement. Et si la chaussure se retourne lorsque quelqu'un l'enlève,
elle annonce la mort très prochaine de cette personne.
Le hululement d'un hibou porte malheur et si un lapin apparaît devant une
personne, c'est un mauvais signe et la personne doit, si possible, faire
demi-tour.
Rêver d'un scorpion, est un bon signe, mais l'aboiement intempestif d'un
chien, le cocorico prolongé d'un coq et le mugissement du bœuf présagent
d'une catastrophe naturelle.
Dans la croyance populaire turque, si une personne a la paume de sa main
droite qui la démange, elle recevra de l'argent. S'il s'agit de la main
gauche, une dépense conséquente sera au rendez-vous.
Le sifflement de l'oreille gauche est signe de richesse, celui de
l'oreille droite est signe de bonne santé, alors que les battements des
paupières portent malheur et annoncent une mort imminente dans l'entourage.
Si les deux extrémités du croissant de lune sont dirigées vers le bas, le
mois courant sera pluvieux, et si elles sont orientées vers le haut, c'est
un mois de sécheresse qui s'annonce. La superstition pousse les Turcs à
entreprendre ou non divers actes courants durant certains jours de la
semaine classés, jours de chance ou de malchance, selon les croyances
locales.
Ainsi, il est déconseillé de laver le linge les mardis et samedis, faute
de quoi la personne qui portera les vêtements lavés mourra avant de les
salir. Se marier un mardi, tricoter un vendredi ou ensemencer le champ un
mardi portent malheur.
Bien qu'elles paraissent irrationnelles, ces croyances populaires n'ont
pas pu être extirpées du cœur, du cerveau et de la conscience de la
majeure partie des Turcs, en particulier dans les profondeurs de
l'Anatolie où, loin de l'ouverture des esprits et du raisonnement
cartésien des citadins, les coutumes héritées des générations antérieures
continuent d'être respectées et prises en considération dans les actes
anodins et quotidiens de la population.
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